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La France s’en MOOC – ce qu’il faut retenir de ce mode d’apprentissage numérique

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La France s’en MOOC – ce qu’il faut retenir de ce mode d’apprentissage numérique

Cette semaine, j’ai souhaité m’intéresser aux MOOC ! Pour les non anglophones, c’est un sigle signifiant, en anglais dans le texte Massive Open Online Course. Traduction : Cours en ligne ouverts à tous. Ce sont des formations ouvertes et à distance en télé-enseignement. Mais attention, rien à voir avec ce que l’on peut imaginer avec une bonne vieille télé et un prof qui fait son cours en vidéo. Ici, ce sont des cours en ligne, qui arrivent à réunir selon les occasions plus de 100 000 participants ! Ce système a commencé par se développer aux Etats-Unis. C’est en 2008 qu’est apparu pour la première fois le sigle MOOC, lors d’un cours dispensé en physique à 25 étudiants et qui en a connecté 2500 de plus à travers une plateforme Web. En France, le premier MOOC a avoir été lancé s’est déroulé fin 2012 et avait pour titre : Internet, tout y est Pour Apprendre. Un genre de thématiques que l’on apprécierait particulièrement au Comptoir Digital, n’est-ce pas messieurs et madame ? Bref, aujourd’hui dans l’éducation, les MOOC sont devenus un véritable enjeu. Au point que même les grandes écoles françaises cherchent à créer les leurs. Pour exemple, Polytechnique, Centrale Lille, HEC ou encore Telecom Bretagne créent désormais des sessions ouvertes à tous via des plateformes connectées.

Et le secteur public dans tout cela ?

Concernant, le secteur public, et c’est bien l’objet de cette chronique, il y a quelques jours, la ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso a annoncé la création de FUN. Acronyme de France Université Numérique. Et voilà c’est pas compliqué. Cette structure permettra le développement de nouveaux services numériques pour les étudiants et la rénovation des pratiques pédagogiques. En gouvernement dans le texte… Pour commencer, le FUN va mettre en place des MOOC publics à la française à partir de janvier 2014. Une volonté pour les ministres, de faire part de projets numériques afin de rattraper le retard colossal accumulé depuis des années. Un pas plutôt positif est donc fait en cette direction…

Polémique de la semaine à ce sujet, qui n’a pas manqué de susciter un véritable tollé dans les sphères de l’innovation et des startups françaises. Car, pour créer des MOOC, il faut des plateformes. Vous êtes d’accord car vous avez tous bien suivi depuis le début hein ! Attention, je pose des questions à la fin de cette chronique ! Donc pour créer des MOOC, il faut des plateformes. Le seul petit souci, c’est que nos MOOC français sont créés et providé par la société edX. Et reposant sur la technologie openedX assurée par qui ? Google ! Bravo à ceux qui ont trouvé. Alors bien sûr, la technologie est en opensource, ce qui signifie que l’on pourra modifier le code et adapter la plateforme à la sauce française. Il n’empêche que lorsque l’on constate que le gouvernement privilégie un acteur américain à la défaveur de jeunes startups françaises capables, censées porter l’innovation du pays, il y a de quoi se poser des questions, et à juste titre… Dans les colonnes du Monde, Loic Rivière, le délégué général de l’Association française des éditeurs des logiciels et solutions Internet a même parlé de « véritable pied de nez au made in France numérique ». Finalement, Google ou non, ce qui dérange ici, c’est la démarche. Car même si la plateforme sera libre d’être modifiée, nous n’aurons jamais la main complète sur cette structure. Imaginez par exemple, que le site de l’Elysée soit un WordPress… Inconcevable. Impliquer et faire travailler une startup française après un appel d’offre aurait été nettement plus porteur de sens et de signes positifs envers le marché entrepreneurial. Alors, que choisissons-nous ? La rapidité ? Mettre en place la plateforme à tout prix afin de faire que de l’image en se disant, de toute façon les français ne comprendrons pas, ce qui importe c’est juste de développer quelque chose de numérique ? Ou plutôt de montrer un exemple tangible et de dire que l’on favorise la création d’entreprises françaises coute que coute. Le débat est ouvert.

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