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Après les données dans les nuages, l’Internet dans les ballons

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Après les données dans les nuages, l’Internet dans les ballons

Loon est le dernier projet en date de Google, censé au sens propre, connecter le monde entier.

Des ballons connectés ?

À l’image du groupe allemand Nena, Google souhaite envoyer 99 ballons de baudruches dans la stratosphère. On ne sait pas encore le nombre exact, ni si ils sont rouges, mais une chose est sûre, c’est que ces ballons seront des diffuseurs d’accès à l’Internet.

GoogleX, le laboratoire de recherche secret à l’origine des Google Glass, a dévoilé leur solution pour apporter l’Internet à des populations ne pouvant pas encore en bénéficier. Pour rappel, 2/3 de la population mondiale n’a pas encore accès à une connexion fiable et bon marché. Le raccord à l’Internet devant se faire physiquement au grès de la nature, certains obstacles type montagne, jungle ou iles, peuvent être de véritables barrières. De plus, vous l’imaginez, ces raccords ont un coût et sont donc inaccessibles pour certains pays. Voilà pourquoi avoir pensé à ces ballons gonflés à l’hélium, et les avoir envoyé à 20 kilomètres d’altitude, à l’abri des nuages et autres phénomènes climatiques.

Une connexion terrestre

Les diffuseurs d’accès seront bien évidemment reliés à des serveurs les pieds sur Terre et pourront également communiquer entre eux afin de pouvoir partager la connexion. Ainsi quand un ballon n’a pas accès à un serveur, il pourra malgré tout diffuser le réseau à un point sur Terre grâce à un autre ballon, qui lui sera connecté. Vous l’aurez compris, ce sera donc toute une flotte de ballons qui vivront au dessus de nos têtes. Alors, quid des problèmes de gestion ? Pas de panique, Google a la solution ! Un algorithme magique dont la firme de Mountain View a le secret ! Bon ok, on attend de voir comment le réseau sera géré, mais on imagine que les ingénieurs ont forcément évoqué la chose pendant leurs réunions de travail.

Pas encore d’annonce de commercialisation

Pour le moment, une première phase expérimentale est menée en Nouvelle-Zélande. Les expériences réunissent 50 récepteurs de données avec une trentaine de ballons. Google cherche maintenant d’autres pays ayant la même latitude que la Nouvelle Zélande afin de pouvoir suivre les énergies solaires et éoliennes de cette zone géographique.

Pas d’indication, sur les tarifs ou sur une éventuelle commercialisation. Maintenant, si Google se lance dans une telle aventure avec pour leitmotiv de fournir une connexion aux peuples qui aujourd’hui n’y ont pas accès, nous pouvons imaginer que l’on pourra s’y rattacher simplement. D’un point de vue du débit maintenant, le géant du Web table pour une vitesse supérieure ou égale au réseau actuel 3G. Mais à ce niveau d’expérimentation, il y aura surement des évolutions d’ici le lancement officiel.

Il ne reste plus désormais qu’à équiper de manière descente les populations en devices connectés. Car quand les yeux sont rivés sur le nouveau Macbook Air, certains peuples n’ont eux même pas accès à un simple PC. Sans l’outil, la connexion n’est pas tangible. Au passage, un peu d’utile ne faisant jamais de mal, je vous conseille d’aller vous renseigner sur l’association de Nicholas Negroponte, permettant aux jeunes générations de pays en voie de développement de bénéficier d’un ordinateur.

C’est seulement quand toutes nations auront un niveau d’équipement correct que l’on pourra se rêver tous connectés. Ce n’est rien de plus que la philosophie du Web. Alors, même si il est évident que derrière l’initiative de Google, il y a forcément des objectifs commerciaux, investisseurs obligent, les moyens de mise en place sont bel et bien présents et pourront, peut-être, permettre à ces populations l’accès à l’information que chaque homme mérite.

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