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Big Data, l’avenir sera numérique.

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Big Data, l’avenir sera numérique.

C’est l’expression à la mode depuis le début de l’année. On le croise au gré de nombreux articles sur le Web, présenté comme une des grosses tendances digitales du moment.

Qu’est ce que signifie le Big Data ?

Derrière ces mots qui sonnent comme le nom d’un rappeur US des années 90, le Big Data c’est avant tout la phénoménale quantité de données disponibles sur l’Internet. Et tout y passe. De la façon de consommer, aux usages et comportements, en passant des opinions sociétales. Par exemple, le Big Data comprend les données des outils sémantiques tels que ce qui est recherché sur le Web, ou sur les réseaux sociaux, ce qui est exprimé sur une marque, sur une personne, sur un événement, quels sont les thèmes qui ont générés de la conversation… Ou encore, les trackers géographiques provenant des Smartphones, des bornes de trafic routiers, des de manifestations et même des données provenant d’outils CRM sur les comportements d’achats et sur les satisfactions produits exposés lors de contacts avec les SAV. Tout ce qui est considéré comme des données rentre sous le terme de Big Data.

Et c’est ainsi que par exemple, Google peut mettre à disposition de tous les internautes, des informations sur la population mondiale grâce par exemple au sublime site www.thinkwithgoogle.com, une mine d’or en termes d’insights et des données, que votre démarche soit privée ou professionnelle.

D’où viennent ces data ?

Toutes ces données proviennent des utilisateurs qui renseignent leurs informations. Avec la production d’outils qui se veulent de plus en plus pertinent et utiles dans la vie des consommateurs, toutes ces interfaces connectées sont au plus près de votre vie et de ce que vous aimez ou vous faites. Ces données sont donc produites en temps réels, arrivent du monde entier par un flux continu, sont datées et qualifiées selon le profil identifié. Alors ne prenez pas peur, le Big Data, ce n’est pas l’autre nom de Big Brother, où lui seul profitait de ces données pour ses propres fins. Non, le Big Data est motivé par une démarche de liberté souhaitant mettre ces données au profit de tous les internautes. Pour vous donner un exemple, d’après une dataviz commandité par la très sérieuse société de recherche IDC, the Internet Data Corporation, en 2011, 5 exaoctés de données, soit 5 milliards de gigaoctés de données, étaient produites tous les deux jours. Désormais, ces 5 exaoctés de data sont produites en 10 minutes. Des chiffres colossaux, qui donnent le vertige me diriez-vous, mais qui laisse comme une impression de gâchis quand on sait que seulement 0,5% de ces données sont analysées… Et en 2020, nous devrions avoir produits près de plus de 40 zettaoctés de data, soit plus 40 000 exaoctés de data, j’espère que vous m’avez suivi !

Toutes ces données sont-elles utiles ?

Pas directement. C’est d’ailleurs ce qui fait un peu polémique chez les chercheurs. Si tout le monde est d’accord pour affirmer que le Big Data va représenter des enjeux majeurs dans les années à venir, pour le moment, la question de l’exploitation pose encore problème. Car avoir à disposition une quantité de data incroyables à stocker dans d’infinis data center, c’est une bonne chose, mais savoir comment les diffuser pour les populations en est une autre. Le plus important ici est donc de trouver le moyen adéquat pour donner la bonne quantité d’informations pertinente à la bonne personne le plus simplement possible. Il s’avère alors que seulement un infime partie de tout le Big Data concernerait réellement les intérêts de celui qui cherche des informations. On parlerait alors non plus de Big Data, mais de Very Small Data.

Allant dans ce sens, Facebook a proposé la semaine dernière, un nouvel outil permettant de traiter le Big Data. Le Facebook Graph Search, c’est finalement de la recherche sémantique, mettant au centre l’individu, en faisant remonter les données. Toujours avec la même volonté de Mark Zuckerberg, qui souhaite plus que tout qu’un jour, chaque personne vivant sur notre planète détienne un compte Facebook où toutes ses informations personnelles seront exposées, prolongeant de la plus franche façon possible la vie physique dans le numérique, le graph search sera l’outil indéniable afin de découvrir des informations sur chacun, non pas en cherchant directement une personne mais plutôt des points d’intérêts. Ce posera alors la question de la mise à jour de ces données pouvant induire en erreur si elles ne sont pas actualisées. Et oui, le futur n’a pour l’instant toujours pas trouvé le moyen pour ne plus vérifier ses sources d’infos…

D’un point de vue gouvernemental, y-a-t-il un intérêt au Big Data ?

Sur la thématique des Big Data, la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin, a confié le soin à l’AFDEL, L’Association Française des Éditeurs de Logiciels et Solutions Internet, de mener une réflexion sur le sujet en France. Fleur Pellerin ayant bien saisie ici les opportunités que permettent le Big Data en terme de business et de développement économique, qui pourraient selon l’AFDEL générer un marché atteignant 40 milliards d’euros d’un point de vue mondial. Il serait donc intéressant d’attirer des nouvelles entreprises étrangères et soutenir les sociétés française de ce secteur pour le bien être de notre économie numérique.

Quel avenir pour le Big Data ?

Idéalement le Big Data améliorera l’intelligence sociale, politique et économique. L’urgence étant désormais de trouver la meilleure façon de diffuser et de protéger certaines de ces informations. Nous vivons une période où le physique se numérise et où le numérique tend à devenir physique, jusqu’à ce que les deux notions forment un tout. Le Big Data en est la preuve. Chaque donnée est désormais numérique. Et ceci ouvre de nouveaux champs dans des domaines comme la médecine, l’économie, et même l’urbanisme, la climatologie, la défense ou le droit ! Cependant, il faudra organiser ce Big Data afin que Google, Facebook et Amazon ne soient plus les seuls à se partager 80% des données. Les data sont devenues aujourd’hui une ressource, au même titre qu’un minerait ou le pétrole, et qui contrairement aux matières premières, ne se tariront jamais et représentent désormais l’avenir de la compréhension de notre planète.

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